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L’hyperthyroïdie
L’hyperthyroïdie est la conséquence d’un excès de sécrétion des hormones thyroïdiennes (HT) entraînant dans la plupart des cas un freinage de la sécrétion de TSH.
L’hyperthyroïdie fruste se caractérise par une TSH abaissée et des HT normales. Dans l’hyperthyroïdie patente, la TSH est abaissée, T4L et/ou T3L sont élevées.
L’hypothyroïdie est caractérisée par un défaut de sécrétion des HT qui s’accompagne dans la majorité des cas d’une élévation du taux de TSH.
L’hypothyroïdie fruste associe un taux de TSH élevé à des taux d’HT normaux. Dans l’hypothyroïdie patente, la TSH est élevée et les taux d’HT abaissés voire effondrés.
Les dysthyroïdies iatrogènes
Les dysthyroïdies iatrogènes les plus fréquemment rencontrées sont dues à :
- L’amiodarone : Qui induit une hyperthyroïdie (10% des cas), rebelle le plus souvent, dont le diagnostic est fait devant une TSH abaissée et une T3L normale ou élevée. L’hypothyroïdie diagnostiquée sur une TSH élevée et T4L normale ou abaissée pose moins de problèmes thérapeutiques. Il est recommandé de contrôler la TSH avant la mise sous amiodarone, à 3 mois puis tous les 6 mois sous traitement.
- Le lithium : Peut déterminer des goîtres, des hypothyroïdies et plus rarement des hyperthyroïdies. Le dosage de la TSH est préconisé avant la mise sous carbonate de lithium puis une fois par an. Il n’y a pas lieu, pour la surveillance d’un traitement par lithium, de pratiquer d’autres examens biologiques de routine que le dosage de la lithémie et de la créatinine et, une fois par an, le contrôle de la TSH.
- L’interféron a : Peut révéler une hyper ou une hypothyroïdie due à une réaction auto-immune. Un dosage de TSH avant mise sous traitement puis tous les 6 mois est conseillé chez ces patients.
Extraits de la brochure « Thyroïde : clinique et interprétation du bilan biologique » réalisée par Michèle d’Herbomez et Line Baldet
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