L'anesthésie correspond à un ensemble de techniques destinées à supprimer la douleur liée à un acte médical ou chirurgical : on distingue anesthésie générale et anesthésie loco-régionale.
Ces techniques sont mises en œuvre par des médecins anesthésistes (médecins spécialistes) dans un environnement contrôlé et répondant à des normes adaptées à la pratique de l’anesthésie.
L’anesthésie se déroule en plusieurs étapes :
- Pré-opératoire :
Avec la consultation d’anesthésie pendant laquelle l’anesthésiste propose au patient une prise en charge adaptée à son cas. La technique choisie dépend du type d’intervention programmée, de l’état de santé du patient et du choix du patient. Cette consultation d’anesthésie est complétée par une visite pré-anesthésique la veille de l’intervention au lit du patient, pendant laquelle s’effectue le recueil du consentement éclairé du patient vis à vis de la prise en charge anesthésique.
- Peropératoire :
L’anesthésie proprement dite qui peut être soit générale, avec perte de conscience du patient (patient « endormi »), soit locale ou loco-régionale.
L’anesthésie générale s’obtient par administration de médicaments par voie intra-veineuse ou respiratoire. Les paramètres vitaux sont mesurés en continu (fréquence cardiaque, pression artérielle, saturation en oxygène etc…) et la ventilation du patient peut être assistée ou contrôlée à l’aide d’un respirateur si nécessaire.
La phase d’endormissement est appelée induction et la phase d’entretien de l’anesthésie correspond à l’adaptation des doses en fonction des gestes chirurgicaux en cours tout en garantissant la sécurité du patient. La durée de cette phase est directement liée à la nature de l’intervention.
Enfin la phase de réveil s’effectue par l’arrêt des médicaments hypnotiques et l’utilisation possible de médicaments inversant leurs effets.
L’anesthésie loco-régionale regroupe un ensemble de techniques qui permettent d’endormir uniquement la partie concernée par la chirurgie. On distingue :
- des anesthésies régionales (blocs centraux) tels que la rachianesthésie ou l’anesthésie péridurale
- des anesthésies locales (blocs périphériques ou infiltrations).
Les principes de ces techniques restent identiques : injecter des anesthésiques locaux à proximité des nerfs qui véhiculent le message douloureux du site chirurgical vers le cerveau. Le nerf est « endormi » et le patient ne ressentira aucune douleur. En pratique, l’anesthésiste contrôle la bonne installation du bloc anesthésique avant le début de la chirurgie, soit en général environ 20 minutes après l’injection (test au toucher, au froid…).
- Post-opératoire :
Quelle que soit la technique choisie en per-opératoire, le patient est accueilli à l’issue de la chirurgie en salle de surveillance post-interventionnelle. Cette étape obligatoire permet de vérifier le retour de la conscience du patient, le retour à la normale des fonctions respiratoires, la stabilité de l’état hémodynamique ainsi que l’absence de complications post-opératoires immédiates. A ce stade, une prise en charge de la douleur adaptée est réalisée. |