La prise en charge 

Il existe une prise en charge aussi bien médicamenteuse que comportementale et hygiénique.
  • Arrêt du tabagisme
    La première action contre la maladie consiste à supprimer l’exposition aux facteurs de risque. L’arrêt du tabac est un impératif ainsi que celui de l’exposition aux polluants responsables des troubles respiratoires pour éviter l’évolution inexorable vers une insuffisance respiratoire sévère.
    Concernant le tabac, tous les moyens doivent être mis en œuvre pour convaincre le patient d’arrêter de fumer, par exemple l’inciter à aller aux consultations anti-tabac, utiliser les gommes à mâcher nicotiniques pour le traitement de la dépendance tabagique.
  • La réhabilitation et la kinésithérapie
    Les patients souffrant d’une bronchite chronique devraient pratiquer des programmes de ré-entraînement à l’exercice physique (en institution, en ambulatoire ou à domicile).
    La réhabilitation respiratoire est un élément majeur de la prise en charge des malades atteints de BPCO. Elle améliore leur qualité de vie.
  • L’oxygénothérapie de longue durée (OLD)
    Au stade d’insuffisance respiratoire, c’est à dire quand la quantité d’oxygène dans le sang est diminuée, une oxygénothérapie de longue durée (15 heures par jour) peut être envisagée à condition que le traitement symptomatique soit bien suivi, que le patient ait arrêté de fumer et à distance d’un épisode de décompensation de la fonction respiratoire. 
  • Traitements médicamenteux
    Devant une surinfection bactérienne avec des crachats purulents et augmentés de volume, le médecin prescrira un traitement antibiotique.
    La durée de traitement est classiquement de 7 à 10 jours mais certains antibiotiques ont une durée de traitement plus courte (5 jours).
    Les traitements médicaux symptomatiques diminuent les symptômes de la maladie.
 
Sources : « Recommandations de la SPLF pour la prise en charge de la BPCO » ; janvier 2003 ;