Les signes d’alerte de la dénutrition
Les premiers signes qui pourraient faire suspecter une dénutrition sont les plaintes émises par les patients. Elles doivent alerter le médecin mais également l’entourage de la personne (famille, personnel soignant).
- "Je n’ai pas faim" - "Je suis fatigué, je ne tiens plus debout" - "Je n’arrive plus à sortir de chez moi" - "J’ai des problèmes de mémoire" - "Je suis constipé" - "J’ai mal aux jambes"
Certains signes peuvent être caractéristiques d’une dénutrition : peau sèche, fine, problème de cicatrisation, ongles striés, cassants, oedèmes des membres inférieurs etc.
Le principal signe d’alerte est la perte de poids. Il y a un véritable risque de dénutrition lorsque la perte de poids représente 2% en 1 semaine, 5% en 1 mois, ou 10% en 6 mois. (1)
Les situations à risque de dénutrition
Certains évènements de l’existence, comme la perte d’un être cher, l’annonce d’une maladie, le placement en Maison de Retraite, peuvent être vécus comme de véritables bouleversements, et être à l’origine d’une déprime, voire d’une dépression, qui peuvent entraîner une perte d’appétit et un risque de dénutrition.
D’autres évènements de la vie courante, en particulier chez la personne âgée sont à prendre en considération, car ils peuvent influencer fortement la prise alimentaire : des revenus faibles, la perte d’autonomie, l’absence d’entourage familial, la perte des repères.
Au niveau de l’alimentation, certaines habitudes alimentaires peuvent également être des signes de risque de dénutrition : personnes effectuant moins de 3 repas par jour, suppression de certains types d’aliments (les personnes ayant des troubles de la mastication ou de la déglutition ont tendance à supprimer la viande de leur alimentation, ce qui entraîne une baisse de l’apport en protéines), alimentation insuffisante ou aberrante en cas de problèmes cognitifs.
Il existe certaines pathologies pour lesquelles le risque de dénutrition est important : maladie d’Alzheimer, affections neuro-psychiatriques, cancer, HIV, mucoviscidose, escarres, insuffisance rénale etc. Les suites de chirurgie, de fractures peuvent également constituer des périodes à risque.
La prise d’un grand nombre de médicaments par jour peut également être à l’origine d’une dénutrition. En effet, beaucoup de médicaments ont un effet anorexigène, certains peuvent modifier le goût, ce qui entraîne une diminution de la prise alimentaire.
Les examens suivants seront réalisés par le médecin traitant afin d’établir un diagnostic de la dénutrition :
(1) Naudin – Rousselle P. Dépister la dénutrition du sujet âgé. FMC Généraliste, 2005 ; n° 2328 : 1 - 6 |
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