Évolution de la maladie 

Évolution de la maladie dans le temps

L'infection par le VIH se déroule classiquement en deux phases :
  • une phase aiguë de primo-infection
  • une phase d'infection chronique
Cependant la durée, le moment de passage d'une phase à l'autre et l'importance des manifestations cliniques sont variables selon les sujets ; certains demeurent longtemps asymptomatiques alors que d'autres développent rapidement un SIDA, forme évoluée et grave de l’infection.

Parallèlement, sur le plan virologique, le nombre de virus tend à augmenter alors que le nombre de lymphocytes CD4 décroît peu à peu.

Phase I :

Elle suit la primo infection, avec chute rapide et importante, mais transitoire du taux de CD4 associée à une forte augmentation de la charge virale. Le retour complet ou partiel à la normale a déjà une bonne valeur pronostique.

Dans certains cas, on observe une lymphopénie absolue entre 500 et 200 CD4/mm3, avec développement précoce d’un SIDA. Cette évolution rapidement défavorable, peut être liée à la sévérité de la primo infection ou à un dysfonctionnement immunitaire antérieur.

Phase II :

Elle correspond à la phase de latence clinique de la maladie, pouvant aller de quelques mois à des années. On observe alors une diminution progressive du taux de CD4 (entre 500 et 350/mm3). Mais grâce au traitement antirétroviral, ces paramètres peuvent se stabiliser.

Phase III :

Elle correspond à la phase d’apparition de symptômes. En dehors de tout traitement, elle est caractérisée par une diminution des CD4 (taux variant entre 350 et 200/mm3) et une remontée de la charge virale. Mais grâce au traitement antirétroviral, ces paramètres peuvent se stabiliser.

Phase IV :

En fait, le traitement antirétroviral, institué de plus en plus précocément et de plus en plus efficace, tend à ralentir voire même à prévenir l'évolution d'une phase à une autre et à transformer la maladie VIH en une maladie chronique peu évolutive.