Traitements 

La trithérapie

La trithérapie est le schéma de traitement classique du VIH.
Elle associe 3 antirétroviraux permettant de ralentir la multiplication du VIH.

Les combinaisons de 3 molécules antirétrovirales, appelées trithérapies sont souvent désignées par le terme HAART (Highly Active Antiretroviral Therapy). Elles sont utilisées depuis 1996 et permettent d’obtenir une puissance antirétrovirale importante et durable. L'objectif est de réduire la charge virale de plusieurs centaines de milliers de copies par millilitre à la quasi-absence prolongée de réplication virale.

La trithérapie consiste classiquement à associer 2 inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), à un 3ème agent. Ce dernier peut appartenir :
  • à la classe des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI)
  • à la classe des inhibiteurs de la protéase (IP)
  • à la classe des inhibiteurs d'entrée
  • à la classe des inhibiteurs de l'intégrase
Cette inhibition efficace et durable de la réplication virale permet la restauration de l’immunité (augmentation qualitative et quantitative des CD4), elle-même à l’origine de l’amélioration clinique.

Mode d’action des antirétroviraux

Les INTI :

Cette classe a été la première classe thérapeutique ayant reçu l’AMM pour le traitement du SIDA.
Ces médicaments exercent  une activité inhibitrice de la transcriptase inverse par leur ressemblance avec les vrais nucléotides, ils sont donc appelés inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) ou analogues nucléosidiques (ANUC)
 
LES INNTI :

Les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), bloquent aussi l’activité de la transcriptase inverse mais d’une autre façon.
Alors que les INTI agissent par compétition avec les vrais nucléotides pour être intégrés dans la chaîne d’ADN dont ils arrêtent ainsi prématurément la synthèse, les INNTI se fixent directement sur la transcriptase inverse du VIH-1.

Les IP :

Cette classe d’anti-rétroviraux inhibe la protéase, qui intervient lors de la phase finale de la synthèse des nouveaux virus en clivant la pré-protéine pour produire les protéines finales.
Le premier IP fut le Norvir commercialisé en 1996.

Les inhibiteurs d'entrée :

Ils inhibent la fixation puis le passage du VIH à travers la membrane de la cellule.

Les inhibiteurs de l'intégrase :

Ils inhibent l'intégration du génome viral dans celui de la cellule-hôte.