Qu'est-ce que la polyarthrite rhumatoïde (PR) ?
La polyarthrite rhumatoïde est un « rhumatisme inflammatoire chronique ». Il s’agit d’une maladie des os et des articulations (= « rhumatisme ») caractérisée par des inflammations (= « maladie inflammatoire »), évoluant sur plusieurs années (= « maladie chronique »).
Elle fait également partie des maladies dites « auto-immunes », c’est-à-dire qui se caractérisent par un dérèglement du système immunitaire. L’origine de ces maladies est le plus souvent inconnue. Lors de la polyarthrite rhumatoïde, ce dérèglement s'opère plus particulièrement au niveau des articulations. Ce phénomène provoque l’inflammation des articulations, responsable de douleurs chroniques qui peuvent être plus ou moins intenses et qui constituent le principal signe clinique de la maladie.

Les atteintes articulaires inflammatoires de la polyarthrite rhumatoïde se localisent essentiellement au niveau des mains, des poignets, des genoux et des pieds.
Les articulations du coude, de la hanche, du haut de la colonne vertébrale et de la cheville peuvent également être atteintes. Les autres articulations le sont plus rarement. Les inflammations sont le plus souvent localisées dans les mêmes articulations de part et d’autre du corps : elles sont bilatérales et symétriques.
Mains souffrant des effets de la polyarthrite rhumatoïde
Bien que ce soit le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques, la polyarthrite rhumatoïde reste une maladie relativement rare : en France, on estime qu’elle touche environ 0.31% de la population [1]. Elle touche principalement les femmes (trois à quatre femmes pour un homme). Elle survient généralement entre 40 et 50 ans [2]. La polyarthrite rhumatoïde n’est pas une maladie héréditaire. En revanche, il est souvent évoqué des facteurs de prédisposition génétique. D’autres facteurs interviennent probablement dans le déclenchement de cette maladie dite multifactorielle : des facteurs hormonaux, environnementaux et psychologiques.
Chez la plupart des patients, la maladie s’installe lentement (semaines, mois). La polyarthrite rhumatoïde évolue par poussées (périodes de crises inflammatoires et douloureuses d’intensité et de durées variables).
Le plus souvent, la PR devient une maladie chronique, responsable de douleurs articulaires plus ou moins quotidiennes. On observe une dégradation très lente et progressive des cartilages et des os des articulations atteintes, à l’origine de déformations articulaires caractéristiques de la maladie.
Dans les cas graves, la maladie peut donc devenir extrêmement handicapante (marche, mouvement des poignets difficiles) et invalidante.
De simples gestes deviennent très pénibles voire impossibles : ouvrir une bouteille, se laver les cheveux, se maquiller, s’accroupir pour jouer avec les enfants…
Cependant, la plupart des malades n’évoluent pas vers une forme déformante. La polyarthrite rhumatoïde peut éventuellement provoquer des lésions sur d’autres organes tels que la peau, le cœur, les poumons, les yeux, les vaisseaux sanguins. Ces manifestations ne sont pas systématiques, et revêtent divers degrés de gravité.
En plus de ses effets sur les articulations, des douleurs et des déformations, qui handicapent au quotidien les personnes touchées par cette pathologie, les relations familiales et professionnelles peuvent être également perturbées, en raison des contraintes qu’elle impose. Certains membres de la famille sont parfois obligés d’assurer de nouveaux rôles, modifiant parfois radicalement un ordre établi au sein de la cellule familiale. Pour exemple, 1 personne atteinte de polyarthrite rhumatoïde sur 2 doit changer d’activité professionnelle après 6 ans d’évolution de la maladie[3]
Diagnostic
Traitements
Adresses utiles
[1] Saraux A, et al. Ann Rheum Dis 2005;64:1427-1430
[2] Abrégé de rhumatologie COFER 2002 - Ed. Masson : p. 361
[3] Polyarthrite rhumatoïde. Dossier DGS/GTNDO – Mise à jour 01/07/03. www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/losp/57polyarthrite.pdf |


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