Qu'est-ce que la spondylarthrite ankylosante ?
La spondylarthrite ankylosante est un «rhumatisme inflammatoire chronique». Il s’agit d’une maladie des os et des articulations (= «rhumatisme») caractérisée par des inflammations (= «maladie inflammatoire»), évoluant sur plusieurs années (= «maladie chronique»). Les articulations atteintes sont essentiellement celles de la colonne vertébrale et du bassin mais cette maladie peut également atteindre certaines articulations périphériques (articulations des membres et des extrémités).
Comme le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite ankylosante est une maladie de la classe des « spondylarthropathies », pathologies dont l’une des caractéristiques communes est la présence d’enthésites (inflammations de la zone de fixation des tendons sur l’os). En France, on estime que la spondylarthrite ankylosante touche entre 0.08% et 0.4%[1] de la population mais peu d’études épidémiologiques permettent d’être précis sur ce point. La spondylarthrite ankylosante est 2 fois plus fréquente chez l’homme que chez la femme et débute généralement chez le sujet jeune, entre la fin de l’adolescence et 30 ans.[2]
Les principaux symptômes de la spondylarthrite ankylosante consistent en des douleurs du bas du dos et au niveau des fesses. Ces douleurs se manifestent souvent la nuit et il s’en suit une raideur matinale qui peut mettre plusieurs heures chaque jour à disparaître. Contrairement aux douleurs dorsales d’origine mécanique (telles que les lombalgies), elles ne disparaissent pas avec le repos, mais s’estompent plutôt avec l’exercice. Souvent, les seuls signes de la maladie sont, avec les douleurs du dos, une légère diminution de la capacité de mouvement au niveau du dos et du thorax. L’amplitude de la respiration peut être également réduite.
Lorsque les articulations des hanches, des genoux, des chevilles ou des épaules sont touchées, ces atteintes inflammatoires sont souvent asymétriques. Les douleurs inflammatoires du talon sont fréquentes et correspondent à des enthésites (localisation assez fréquente dans cette pathologie).
Un psoriasis peut parfois être associé et des inflammations caractéristiques de l’oeil (appelées uvéites) peuvent apparaître de façon récurrente tout au long de la maladie. Une inflammation chronique de l’intestin peut également être associée à la spondylarthrite ankylosante.
Cette maladie est d’évolution très lente, sur plusieurs années.
Dans les cas graves et très évolués, la colonne vertébrale peut très progressivement se raidir totalement (on parle d’ankylose totale ou de « colonne bambou ») pouvant entraîner un handicap fonctionnel parfois important car la mobilité de la colonne vertébrale est alors très réduite.
Diagnostic
Traitements
Liens utiles
[1] Saraux A et al. Ann Rheum Dis 2005 ;64 :1431-1435 [2] Braun J et Sieper J. Ankylosing spondylitis. Lancet 2007 ; 369 : 1379-90 [3] Rhumatologie : connaissances et pratique. COFER 2008 - Ed. Masson |

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